La Nonchalante est de retour sur la Loire


Saumur. La gabare La « Nonchalante » de retour sur la Loire pour la nouvelle saison

Remis à l’eau jeudi 18 mars, La Nonchalante, le chaland de Loire traditionnel de Saumur, va reprendre les croisières touristiques dès l’équinoxe de printemps

Le chaland « La Nonchalante » est de retour sur les quais de la Loire à Saumur depuis ce jeudi 18 mars 2021. La gabare de 17 m de long a quitté ses quartiers d’hiver à la base nautique de Saint-Hilaire-Saint-Florent par les airs aux alentours de 14 heures.

Ceinturée par deux énormes sangles et tractée par une grue, l’embarcation de 9,6 tonnes s’est soulevée sans encombre sur une dizaine de mètres pour retrouver son milieu naturel, bientôt imitée par « La Marquise »​, la toue cabanée des restaurateurs saumurois, Romain Perru et Dominique Martin.

Premières croisières dès samedi

La manœuvre, toujours spectaculaire, s’est suivie d’une rapide inspection. Son propriétaire, Vincent Pocquereau, passera de toute manière la première nuit à bord, histoire de vérifier que le bois se gonfle normalement au contact de l’eau. Il a profité de la mise hors d’eau pour bichonner sa « Nonchalante » en passant trois couches de peinture, du goudron de Norvège sur la coque et en remplaçant une planche de 8 m touchée par le mérule.

« Je voulais faire les travaux dans la foulée de sa mise à quai mais la crue de la Loire a pris le dessus​, remarque l’ancien ébéniste formé par Vent d’Travers. Son programme n’en a pas été chamboulé : les croisières reprendront dès ce samedi 20 mars, fort d’un nouvel agrément de navigation délivré pour cinq ans.

Une « petite sœur » arrive

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, une « petite sœur » baptisée « Mademoiselle » devrait rejoindre d’ici la fin du mois « La Nonchalante » sur les quais saumurois. Fabriquée par Jean-Marc Benoit dans son atelier de Cuffy (Cher), cette toue sablière de 15 m de long et de 3 m de large proposera également des croisières gustatives.

Émilie Pocquereau, sera à la fois à la barre et aux fourneaux car une cuisine a été aménagée à bord. Il ne reste plus qu’à lui faire descendre en trois jours le cours de la Loire, du bec d’Allier jusqu’à l’Anjou.

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