Bateaux d'intérêt patrimonial

Mis à jour : mai 21






Deux bateaux classés d’intérêt patrimonial

Présidée par Gérard d’Aboville, la commission attribuant le label BIT (bateau d’intérêt patrimonial) s’est réunie à Paris le 19 Octobre. Elle « classe » des embarcations qui rappellent le passé et témoignent d’une marine, celle de Loire pour ce qui nous intéresse. Deux bateaux, une toue cabanée et une gabare (un chaland), ont été labellisés en Saumurois. Ce label concerne 1086 bateaux en France.

La gabare a fait les beaux jours des promeneurs et visiteurs du dernier festival d’Orléans consacré à la batellerie traditionnelle. La Nonchalante de Vincent Pocquereau aura tapé dans l’œil du navigateur d’Aboville. Elle n’est plus à présenter ici. Pour Vincent, c’est une belle reconnaissance. En rachetant le bateau à Philippe Despert, ami marinier de Gennes où il amarre son Gravelot, Vincent, actuellement occupé à dégorger le raisin pour son employeur Bouvet Ladubay, a eu du nez. Son flair et son sens des affaires lui ont permis de réaliser une excellente première saison touristique à bord du chaland qui poursuit son œuvre sur la Loire, du quai du Marronnier jusqu’au pont de chemin de fer avec ceux qui aiment naviguer à l’automne. S’il fit qu’il ne fait pas ça « pour l’argent » et on le croit sur parole, Vincent doit surveiller ses comptes et rentabiliser son business sur l’eau et cela d’autant plus que les taxes menacent, plus nombreuses et plus lourdes. Le label, dossier qui demande du travail en amont de son dépôt en commission, lui permet accessoirement d’alléger le poids de ces taxes.

Bonjour La Bijane !

Le second bateau labellisé est une toue cabanée qui a 22 ans quand son propriétaire, qui n’en a aucun usage commercial, en affiche 75. Roger Filliatreau est un autre passionné de bateaux traditionnels. La Bijane c’est son nom. Chez nous, c’est la soupe au vin rouge. On la partage l’été, froide, entre copains avec du sucre et du pain. Roger est fier. Comme Vincent, il admire Jacques Robin dit Vent d’Travers à Saumur : « si ce bateau a été construit, c’est grâce à lui. On vit dessus six mois de l’année. » Non content de rénover la marine de Loire, notre JR national accompagnait les amis, tels Vincent ou son aînés Roger, pour couper les pins laricio dans les forêts pour faire le bateau. Comme dans le temps !

La Bijane est à l’île de Souzay avant de rejoindre le quai du Marronnier. On devrait rebaptiser ce quai « qui des bateaux labellisés ».















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