Saumur. Le plaisir retrouvé de naviguer sur le Loire


Saumur. Le plaisir retrouvé de naviguer sur le Loire

Après deux mois d’arrêt, les croisières sur la Loire ont repris à Saumur. L’occasion de retrouver les charmes d’un fleuve qui n’est pas royal pour rien.

C’est l’un des plaisirs que tout bon Ligérien qui se respecte attendait avec impatience après deux mois de confinement : le retour de la navigation sur le fleuve royal à Saumur. Ce jeudi de l’Ascension a coïncidé avec le redémarrage des Croisières Saumur Loire. Amarré quelques mètres plus loin sur le quai, « la Nonchalante » s’était remise à l’eau dimanche dernier. Avec une douzaine de passagers à bord, le soleil à son zénith, les chapeaux de paille et casquettes, on se croyait déjà en été en pleine saison touristique ce 21 mai… C’est oublié un peu vite les masques qui cachent les visages pour mieux se protéger d’un virus invisible et imprévisible.

« 80 % des Saumurois ne connaissent pas la Loire »

À la barre, Vincent Pocquereau n’est pas du genre à se laisser abattre même si l’affluence n’a encore rien à voir avec les beaux jours. Le lit, les bancs de sable, la beauté et l’histoire du fleuve, il la raconte avec passion avec les membres de l’association Loire Évasion et ce quel que soit le nombre de passagers. « Ça va se débloquer quand les restaurants vont rouvrir », positive le marinier. Des groupes de Nantais ou Bretons, bloqués par la limite des 100 km, ont décommandé pour ce week-end ? Qu’à cela ne tienne : « Je suis sûr que 80 % des Saumurois ne connaissent pas la Loire », remarque-t-il en faisant un appel du pied aux locaux.

Des sorties thématiques à loisir

De toute manière, l’entrepreneur fluvial ne compte pas rester à quai. Il déborde d’idées : aux traditionnelles balades d’une heure se superposent déjà des sorties tardives pour les couchers de soleil, des formules œnologiques, culinaires, gastronomiques avec des restaurateurs locaux ou des bivouacs d’une nuit sur une île. « On peut faire plein de sorties à thèmes suivant les goûts et les envies », s’enthousiasme Vincent Pocquereau, déjà investi sur l’organisation des marchés flottants ces deux derniers dimanches de mai et qui loue désormais un gîte flottant, amarré au pied du pont Cessart.

« On y arrivera aux 4 000 passagers »

« On a eu le droit à un reportage au journal de TF1 : du coup, le gîte est réservé tout le week-end », sourit le marinier qui se lancera, sur son peu de temps libre, à la fabrication d’un nouveau gîte pour dix personnes de 15 mètres de long. « On avait acheté toutes les matières premières avant le confinement, la coque est faite. On le mettra sans doute à l’eau en octobre. »

En attendant de se lancer dans d’autres projets, Vincent Pocquereau assure ne pas avoir la tête sous l’eau à l’heure d’attaquer une saison touristique singulière avec le contexte sanitaire. S’il sait qu’il ne renouera pas avec les chiffres de l’année dernière (6 500 voyageurs contre 2 500 lors de son lancement il y a trois ans) avec une jauge limitée à 12 personnes par croisière, il croit dur comme fer au retour des touristes. « Je pense qu’on va les faire, les 4 000 passagers, il faut se booster ! On s’adaptera juste davantage à la demande. »


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